Où sont les OGM dans notre alimentation ?


ogmDes traces d’OGM dans des produits alimentaires, des cultures contaminées, de nouvelles autorisations pour certaines semences en Europe… Malgré une législation française très contraignante, les OGM sont présents dans notre alimentation.

En matière d’OGM, la France et l’Europe jouent au chat et à la souris. Mi-mars, le gouvernement a interdit, par arrêté, le maïs génétiquement modifié MON810 de Monsanto, dont la Commission européenne venait de renouveler l’autorisation… Pourquoi un arrêté ? Pour aller vite car la saison des semis était alors imminente.

Ce n’est pas la première fois que la France prend un arrêté d’interdiction visant un OGM. Mais, dans les cas précédents, ces mesures ont toujours été invalidées par le Conseil d’État. A présent, la loi du 2 juin 2014 interdit totalement la mise en culture de maïs OGM en France.

Finalement, quatre OGM ont obtenu cette autorisation de culture au niveau européen, mais seul le MON810 est exploité, essentiellement en Espagne. La culture d’autres plantes génétiquement modifiées, deux maïs et une pomme de terre, a été abandonnée. En France, aucun OGM n’a été cultivé depuis 2007.

Pas de cultures d’OGM, mais des importations

Cependant, ce n’est pas parce que la France n’autorise pas la culture d’OGM sur son sol qu’elle n’en importe pas. Actuellement, une trentaine d’organismes génétiquement modifiés sont autorisés à l’importation.

Ces OGM importés servent essentiellement à nourrir le bétail mais ils entrent aussi dans la composition de produits destinés à l’alimentation humaine. Il en existe une trentaine, essentiellement des huiles de colza et de soja.

Ils peuvent être utilisés dans la restauration, les restaurants, les cantines ou les restaurants d’entreprise n’ayant pas l’obligation d’en informer leurs clients.

Mais on ne les trouve pas en supermarché : les consommateurs français n’en veulent pas et la grande distribution les a retirés des rayons.

Les produits vendus dans le commerce, dans lesquels le fabricant a intégré volontairement des OGM, doivent être étiquetés, quelle qu’en soit la quantité. Une exception : si moins de 0,9 % d’OGM a été intégré au produit de manière involontaire et inévitable, l’étiquetage n’est pas obligatoire.

Autre subtilité, la législation européenne distingue deux types de produits :

  • les produits obtenus « à partir d’OGM ». Ainsi, une salade en boîte contenant des grains de maïs OGM devra être étiquetée ;

  • les produits obtenus « à l’aide d’un OGM ». Une salade en boîte sans maïs OGM, par exemple, mais contenant des cubes de fromage issu du lait d’une vache nourrie aux OGM, ne sera pas soumise à étiquetage.

Les OGM, un moyen de doper les animaux

La plus grande partie des produits contenant des OGM importés – environ 80 % – est destinée à l’alimentation des animaux.

FRANCE-RESEARCH-FOOD-HEALTH-GMO

Ces protéines servent à « doper » les animaux pour obtenir de meilleurs rendements. Cependant, aucune analyse n’a permis de différencier le lait d’une vache nourrie aux OGM de celui d’une autre. Quant à savoir si les OGM ingérés par les animaux peuvent se transmettre à l’homme, difficile d’être affirmatif selon Christophe Noisette : « on n’en a aucune idée. On n’a pas les outils pour le vérifier. »

Des cas de contaminations

Censés transiter par une filière séparée, les OGM se mélangent pourtant aux produits sans OGM. L’organisme des Nations unies pour l’agriculture, la FAO, vient d’annoncer que les contaminations avaient fait un bond, ces trois dernières années.

En France, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes a repéré des OGM non étiquetés dans du riz et du pollen destinés à l’alimentation humaine, aussitôt retirés du marché.

Pour ce spécialiste, la santé n’est pas la seule question suscitée par les OGM :

C’est un argument très développé, mais c’est aussi celui sur lequel on a le moins de données. Or, on peut s’opposer aux OGM pour beaucoup d’autres raisons : l’usage renforcé des pesticides qu’ils impliquent, par exemple, ou le brevetage du vivant, autant de sujets sur lesquels on dispose d’informations. »

En effet, si la culture OGM permet de réduire l’usage de pesticides les premières années, des résistances apparaissent et obligent les agriculteurs à en augmenter ensuite les quantités.

L’échec de l’étiquetage sans OGM

Depuis le 1er juillet 2012, les fabricants peuvent apposer sur leurs produits la mention « sans OGM », mais ce n’est pas une obligation. Si la mention figure sur la face avant du produit, visible en rayon, cela signifie que l’ingrédient principal, représentant plus de 95 % du produit, est dépourvu d’OGM, par exemple le lait dans un yaourt. Sinon, le marquage ne peut être placé qu’à l’arrière du produit dans la liste des ingrédients.

Dans les faits, un industriel appose cette mention uniquement si tous les produits de la gamme peuvent la recevoir (par exemple, différentes boîtes de maïs). Dans le cas contraire, il préfère s’abstenir pour éviter les comparaisons et pour ne pas desservir la marque. Résultat : très peu de produits portent la mention « sans OGM ».

Pour information, Greenpeace vient de mettre en place Le Guetteur, un site répertoriant les marques garantissant l’absence totale d’OGM dans leurs produits et celles qui refusent de donner cette garantie.

Source: http://www.dossierfamilial.com/

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