Les producteurs à l’école de l’information climatique


bambeyUne formation des opérateurs et des producteurs agricoles de Bambey sur l’utilisation de l’information climatique dans les activités culturales a réuni, ce week end, au centre d’enseignement technique et professionnel. L’objectif est de les outiller sur les bases de prévisions météorologiques pour leur permettre d’assurer leur sécurité alimentaire.

Prés d’une soixantaine d’opérateurs et de producteurs agricoles de Bambey ont été formés à l’utilisation de l’information climatique dans les activités culturales .Il s’agit de les former à mieux connaître le jargon utilisé par les services de l’agence nationale de la météorologie mais aussi les bases ses prévisions météorologiques dans le but de satisfaire la sécurité alimentaire.

Dr Ousmane Ndiaye de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie du Sénégal chargé du département recherche et développement explique : « notre agriculture dépend à 90 % de la pluviométrie. Au Sénégal il y a une forte variabilité de la précipitation en matière de date de semis, de date d’installation de la saison en matière des pauses sèches. Ce qui fait que ces informations si le paysan pouvait le savoir à l’avance, ce serait bien planifié .C’est mieux qu’il planifie la variété à choisir ».

Interrogé sur la pertinence de l’approche traditionnelle du paysan ,Dr Ousmane Ndiaye indique que les repères des paysans peuvent être utilisés parce qu’ils ont des soubassements scientifiques. Certains indicateurs sont basés sur la réaction des plants par rapport à leur cycle végétatif, sur le comportement de certains animaux. Il y a également d’autres connaissances mystiques tel que le khoye ou cérémonie de prédication .

Le coordonnateur régional de la FONGS Ibrahima Paul Thiao estime que « les paysans avaient leurs repères qui leur permettaient de faire leurs prévisions hivernales mais avec les perturbations climatiques ces repères posent problèmes. C’est pourquoi, ils ont besoin de des informations climatiques . Certaines perturbations dira t-il remettent en cause certains repères qui n’avaient pas une vue globale sur les changements climatiques. C’est pourquoi nous avons besoin d’un complément scientifique pour justifier certaines remarques que le paysan continue à avoir dans sa production. Les responsables de ce projet qui voulaient ratisser large butent sur des contraintes budgétaires.

Source: http://www.sudonline.sn/

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