Les Sénégalais savourent la baisse du prix de l’essence


L’effondrement des cours de l’or noir est une aubaine pour le chef de l’Etat sénégalais. Il a permis à Macky Sall d’honorer une de ses promesses électorales. A la veille de la présidentielle de 2012, le candidat s’était engagé à baisser sensiblement les prix à la pompe dont il s’étonnait qu’ils soient plus bas au Mali voisin qui les transportait pourtant depuis le port de Dakar, faute d’ouverture sur la mer.

Sous forme de cadeau de Noël, la promesse a été honorée depuis le 22 décembre suite à un conclave de la Commission nationale de la consommation. La mesure concerne tous les produits pétroliers ainsi que le gaz butane, principalement utilisé par les ménages sénégalais. Ainsi, le litre de gazole qui coutait 792 francs CFA ( 1,22 euros) est ramené à 690 francs, soit une baisse de près de 13% tandis que celui de l’essence super qui caracolait à 889 francs est tombé à 795 francs

Pêcheurs artisanaux

Dans la foulée, les milliers de pêcheurs artisanaux sénégalais ont aussi savouré la diminution de 100 francs du litre de l’« essence pirogue ». Le litre du pétrole lampant, principal moyen d’éclairage pour les ménages, connait une baisse de 113 francs. Et les bouteilles de gaz butane, dont celle de 6 kg utilisée par la plupart des familles a connu une baisse substantielle.

Les consommateurs saluent cet effort du gouvernement et attendent désormais qu’il aille plus loin. Vendredi 16 janvier, associations de consommateurs et syndicats ont engagé des négociations avec le ministère du Commerce afin d’étudier la répercussion de la baisse du coût du combustible fossile sur le prix du pain. Un effort comparable est escompté du ministère en charge des Transports pour d’obtenir une réduction des prix des tickets dans les transports urbains et interurbains.

Facture d’électricité

En revanche, les représentants des consommateurs ne se font guère d’illusions sur l’évolution des prix de l’électricité. La société nationale d’électricité (SENELEC), établissement public qui a le monopole de la production et de la distribution de l’énergie dans le pays est encore sous perfusion financière. L’Etat y injecte annuellement 60 milliards de FCFA pour mettre les abonnés à l’abri d’une hausse du prix de l’électricité. Au prix actuel du brut, « la SENELEC devrait engranger une plus value d’une vingtaine de milliards CFA sur une facture pétrolière annuelle d’environ 200 milliards », estime Momar Ndao, président de l’Association nationale des consommateurs (ASCOSEN). Un gain insuffisant à ses yeux pour espérer une diminution de la facture d’électricité.

source: http://www.lemonde.fr

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