San Antonio : La machine s’est enrayée


NBA: Finals-Miami Heat at San Antonio SpursD’ordinaire si impressionnant, le jeu de passes des Spurs a connu quelques ratés à la fin du Game 2 des Finales NBA, dimanche, au AT&T Center. La défense de LeBron James sur Tony Parker n’y est pas étrangère. Mais comme Gregg Popovich l’a rappelé, le salut de cette équipe de San Antonio ne passera que par le collectif.

Tout est à refaire pour San Antonio. S’ils ont pris feu dans le dernier quart-temps du premier match des Finales NBA (victoire 110-95), les Spurs ont tourné au ralenti à l’occasion des 12 dernières minutes du Game 2, dimanche (défaite 96-98). Les deux équipes sont donc à égalité, une victoire partout, avant de se retrouver la nuit prochaine, à Miami, pour la troisième manche. Paradoxalement, les joueurs de Gregg Popovich ont plus pris soin du ballon lors de la deuxième partie que de la première. Avec seulement 11 pertes de balle, contre 23. Mais ils n’ont pas su trouver les positions de shoots qui auraient pu leur permettre de faire la différence dans le money-time. Bien sûr, les quatre échecs consécutifs de Tony Parker et Tim Duncan aux lancers-francs, à 6 minutes de la fin, n’ont pas fait de bien aux chances de l’équipe texane, qui aurait pu compter six longueurs d’avance au lieu de deux à ce moment-là. Les Spurs n’ont rentré que 12 de leurs 20 lancers-francs dans cette rencontre. Ils n’ont en outre inscrit que 9 points en contre-attaque et 34 dans la raquette. Le tout avec un faible 43,9% aux tirs.

James sur Parker dans le money-time

Point positif : malgré ces chiffres, SA a eu l’occasion de l’emporter quand même à la fin et a même mené 93-92 avec la possession à suivre dans les deux dernières minutes. Il n’est donc pas question de tout jeter. Mais Gregg Popovich va devoir trouver la parade pour libérer le jeu de son équipe face à la défense si particulière du Heat. D’ailleurs, une grande part de la réussite floridienne repose sur le fait que LeBron James s’est personnellement occupé du cas Tony Parker dans le money-time. Assez pour priver le Français de sa faculté de pénétration, l’une des bases du jeu de San Antonio. Le tout alors que les coéquipiers du King, auteur d’une prestation exceptionnelle en attaque aussi, n’ont offert aucune possibilité à TP de trouver un shooteur isolé en périphérie.

Le talent de LeBron James, Chris Bosh et Dwyane Wade a fait le reste dans la dernière minute, avec une passe de LBJ pour un trois points de Bosh dans le corner, et un caviar de ce dernier à destination de Wade, pour l’estocade. «Ce qui a fait la différence dans les dernières minutes ? LeBron James a été très bon avec le ballon en main. Cela nous obligeait à être quasiment parfait de notre côté, a déclaré Gregg Popovich, en conférence de presse. On ne l’a pas été. On n’a pas su tirer avantage de certaines situations où on aurait dû, on a pris de mauvaises décisions…»

C’est le mouvement ou la mort — Gregg Popovich

Au final, San Antonio s’en est remis à des shoots improbables de Manu Ginobili (qui est bien capable de les rentrer) et à des actions individuelles qui n’ont pas vraiment été du goût de «Pop»… Trop de dribbles, pas assez de passes et de bonnes situations. «La balle nous collait à la main, analyse celui qui a récemment hérité du titre de coach de l’année. Je pense qu’on n’a joué en équipe. On a a essayé de le faire individuellement. Or, on n’est pas assez bon pour ça(…) On n’a pas assez fait bouger la balle. C’est comme cela qu’on doit marquer. On ne peut pas mettre le ballon dans les mains de quelqu’un et attendre qu’il créé tout pour nous. Ça doit être un effort collectif. Ce qu’on n’a pas fait. Et ça met la pression sur tout le reste. Ça veut dire qu’on doit être parfait en défense, qu’on ne peut pas manquer quatre lancers-francs d’affilée… Ce genre de choses. C’est le mouvement ou la mort.» Charge à Gregg Popovich et à son staff de trouver la solution pour le Game 3, la nuit prochaine, à l’AmericanAirlines Arena de Miami. Là où les Spurs avaient vu leurs rêves de titre s’envoler l’année dernière, avec notamment ce shoot de Ray Allen à une poignée de secondes de la fin du Game 6 des Finales 2013 pour arracher la prolongation et la victoire.

Source: http://sport24.lefigaro.fr/

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