Les épreuves du BFEM au Cem Hlm Grand Yoff, Scat Urbam et Talibou Dabo


Plus de 200.000 candidats planchent, depuis hier, sur les épreuves du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem). Dans les différents centres visités, l’examen se déroule normalement.

C’est parti pour les épreuves du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem). Depuis hier, ils sont un peu plus de 200.000 candidats à composer pour décrocher le sésame qui leur permettra d’accéder au cycle secondaire. Au centre du Cem Hlm Grand Yoff, certains des 331 candidats de ce jury unique avaient déjà fini de rendre leur copie de l’épreuve du Français quand nous sommes arrivés sur les lieux vers 10 heures. En attendant les épreuves de la Dictée et du Texte suivi de questions, debout ou assis par petits groupes, ils révisent tranquillement. Dans l’après-midi, ils enchaîneront avec les épreuves de Science de la vie et de la terre (Svt), puis avec l’Anglais.

Les épreuves se déroulent sur trois jours. Au même moment, le président du jury, Amadou Diop, faisait le point sur les absents. « Il y en a beaucoup », informe-t-il. 18 candidats n’ont pas répondu à l’appel. Chez les surveillants, on note trois absents. Ici, comme dans la plupart des différents centres d’examen du pays, les filles constituent le gros du lot des candidats. M. Diop considére cette situation comme le fruit des actions de sensibilisation menées par les différentes associations féminines pour le maintien des filles à l’école. Non loin de là, au centre du Cem Scat Urbam, l’ambiance est récréative. Dans la cour de l’école règne une grande animation. Un groupe de garçons échange sur l’épreuve de la dissertation. A les entendre, les deux sujets proposés au choix sont abordables. Ce que confirme, d’un air décontracté, le jeune Yahya Ndiaye. Le premier est un sujet d’actualité et a trait au phénomène de l’immigration clandestine et le second sujet est tiré de l’œuvre au programme « Une si longue lettre » de Mariama Bâ et pose la problématique de l’importance de la lecture.

L’effervescence dans ce centre s’explique par le fait qu’on y compte deux jurys. Dans le jury A, présidé par Babacar Diouf, on dénombre 347 candidats avec seulement trois absents. Chez les surveillants, tout le monde n’est pas présent. La cause, certains parmi eux sont encore au baccalauréat. « Il y en a qui ont été convoqués pour les deux examens en même temps. Il y a même une correctrice qui m’a averti qu’elle ne pourrait pas venir, car étant encore au Bac. C’est un vrai problème auquel il faut trouver des solutions », insiste le président du jury.

L’autre problème soulevé par M. Diouf, c’est la pléthore de candidats par salle ; ce qui rend difficile, selon lui, la surveillance. « Les candidats sont 50 par salle et s’asseyent par deux. L’idéal serait qu’ils soient un par table. Cela faciliterait la surveillance et éviterait des tentatives de fraudes surtout pour les épreuves scientifiques », ajoute-t-il. Dans le jury voisin, sur les 346 candidats inscrits, six ne se sont pas présentés. Alors que chez les surveillants, sur les 25 qui étaient prévus, seuls 22 ont répondu présents, informe le président du jury, Moussé Ndiaye. Il explique que, pour passer au premier tour, le candidat apte à l’épreuve physique doit avoir 200 points et pour le candidat non apte à l’épreuve physique il suffit d’avoir 180 points pour décrocher le graal.

Pour les candidats qui ont une matière facultative de plus comme l’Economie familiale, il leur faut avoir 20 points de plus pour décrocher leur diplôme. Ceux qui ont une moyenne de 9,5 et plus peuvent être repêchés au premier tour, alors que pour être autorisé à subir les épreuves du deuxième tour, il faut au moins avoir une moyenne de 8 à l’examen.

14 candidats malentendants au Centre du Cem Talibou Dabo

Au centre du Cem Talibou Dabo, il y a une spécificité. Ici, une partie des 200 candidats inscrits souffrent d’un handicap. C’est le cas de cette salle d’examen où tous les 14 candidats sont des malentendants. Du coup, ils ne subissent pas de la même manière les épreuves de la Dictée. « Ils ont devant eux le texte de la Dictée et on leur demande de corriger les fautes qu’il contient », explique ce surveillant, par ailleurs éducateur spécialisé de son état. Le président de ce jury unique, Gilbert Diatta, a relevé 8 absents sur les 200 candidats prévus. Il a souligné la prédominance des filles sur les garçons en termes d’effectif, 120 contre 80.

Propos recueillis par Elhadji Ibrahima THIAM

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Source: http://www.lesoleil.sn/index.php?option=com_content&view=article&id=42455:bac-general-les-premiers-resultats-pas-fameux-&catid=78:a-la-une&Itemid=255

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